André Guégan / Vents d’Estran

Nouvelles illustrations, nouvelle couverture pour le premier numéro 2014 de la revue Nanga – écrits d’artistes.

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Il est consacré au peintre poète André Guégan. Ancien chroniqueur pour Ouest-France (entre autres), il n’a cessé depuis son adolescence de peindre et d’écrire des poèmes. Sa nature discrète et une obligation de réserve, appliquée à la lettre, sont les seules causes d’une relative absence de renommée.

Son talent a été salué par des critiques parmi lesquels le poète et écrivain breton Charles Le Quintrec (1926-2008) – voir son texte ci-dessous.

 

Ce premier numéro de 2014 inaugure une nouvelle présentation de la revue Nanga – écrits d’artistes : chaque petit livre est consacré à un seul artiste ou un seul thème et il est interactif grâce à l’insertion de QR code (lisibles avec votre smartphone – que les réticents à la technologie se rassure, il y a un autre moyen plus classique d’accéder au contenu). Il est par ailleurs entièrement imprimé en couleurs.

Les poèmes d’André Guégan dans le livre et toutes les informations documentaires nécessaires sur Internet.

Ce petit livre d’environ 15 x 15 cm et 54 pages illustrées de 12 aquarelles de l’artiste.

 

Prix d’un exemplaire papier : 9 € (port compris pour le monde entier)

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Ils parlent d’André Guégan :

 

Charles Le Quintrec

« Une invention verbale débridée, échevelée, les vocables les plus rares côtoyant les plus réalistes et quand les vocables manquent — le poète ici pleinement dans son droit les invente — on pense à Jehan Rictus, à Prévert, à Queneau, à tous ceux qui ont l’esprit près du cœur et le goût de s’en servir. André Guégan, par ailleurs peintre de talent, est ici rivé, arrimé à l’univers maritime pas tellement différent de sa Côte de Granit rose — pas si rose qu’on le dit – son pays natal Les mots sont drossés par le poète comme s’il avait de la tempête dans la bouche. Ils éclatent en écume, en vagues écumantes. Ils emportent avec eux pour être rincés des hommes et des femmes sortis de Breughel et de Jacques Callot, de Rouault et des visionnaires. Humanité brassée, rebrassée, sentant le goudron, le coaltar comme les vieux bateaux au fond des vieilles cales. La voix de Guégan dans la poésie contemporaine est unique. On n’écrit plus comme cela. On n’en a plus le souffle. Lui, pareil aux mouettes, aux goélands de son Trégor natal ne se sent délivré de tout ce qu’il veut dire qu’en le disant plus haut ».

(« Poètes de Bretagne » 1999 La Table ronde)

 

Michel Georges Bernard

Du fond des peintures d’André Guégan il semble que ce soit par bribes l’écho de la très ancienne voix de Thalès qui affleure. Non dans l’énoncé du théorème qui célèbre son nom : leur construction libre, à l’opposé des raideurs de la géométrie, ne l’évoquerait guère. Plutôt dans les paroles par lesquelles l’inventeur face au monde d’une question nouvelle ne se satisfait plus des réponses du mythe, rêve différemment l’élément originel de la réalité. L’eau est le principe de tout, l’eau est l’origine des choses, affirme Thalès. Planète Océan, planète bleue, a-t-on dit depuis. En deçà de toute géologie, biologie ou astronomie, c’est sensiblement qu’André Guégan découvre un monde où tout est eau, non point absence, transparence impalpable, mais présence substantielle. De part en part le monde en est l’incessant tourbillon, l’écume du ciel à la mer se mêlant ou par gerbes s’en dégageant. « On ne rêve pas profondément avec des objets. Pour rêver profondément, il faut rêver avec des matières » écrivait Bachelard. Rêverie non-figurative en effet dans la « belle monotonie de la matière », du bleu multiple qui la fait paraître, le visible tout entier, ici, est instable poussière, fluide, comme il est dans le désert sable pur. André Guégan parle du monde et de l’être, en approche l’énigme, dans le langage de l’eau.

(Extrait de « Sur la trace de l’eau, autour des marines d’André Guégan » Librairie Galerie Maritime et d’Outre-Mer, rue Jacob, Paris-6°, octobre 1987)

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